Les scènes d’émeutes urbaines suscitées par le mouvement des chauffeurs de taxis sont parfaitement intolérables et doivent faire l’objet de sanctions.

Quoique l’on en pense, la révolution technologique que représente des sociétés comme Uber bouleverse l’ordre économique monopolistique établi en France autour des taxis.

Penser qu’il sera possible d’arrêter ce mouvement est un leurre tant chacun sait depuis des années, en particulier à travers les préconisations de Jacques Attali, qu’il est nécessaire de déréglementer cette profession.

Ce que les différents gouvernements n’ont pas su faire, Uber le réalise de façon inattendue.

Le Gouvernement a donc le devoir non seulement d’empêcher la violence physique telle que nous la constatons, mais aussi de mettre en œuvre sans tarder un plan de libéralisation de la profession de taxi en acceptant le principe d’indemniser les professionnels qui ont acheté des licences fort chères et ne peuvent pas être les victimes d’un système qui s’effondre.

A l’heure où l’on teste des voitures sans chauffeurs qui demain remplaceront sans doute les taxis, la France doit prendre ses responsabilités pour libéraliser correctement ce secteur et éviter ainsi des affrontements physiques indignes d’une société civilisée.

Yves Jégo
1er Vice-Président de l’UDI
Député de Seine-et-Marne
Maire de Montereau-fault-Yonne
Ancien ministre