Cette terrible image du corps sans vie d’un bambin de 3 ans échoué, quelque part sur une plage de Bodrum en Turquie, nous renvoie avec une abominable cruauté à la réalité vécue par des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la barbarie de Daesch.

Le petit corps d’Aylan symbolise à lui seul le sort réservé à des milliers de victimes anonymes.
Cette photographie illustre la monstruosité de ceux qui pillent, violent, éventrent, décapitent, massacrent pour assouvir leur folie conquérante et imposent à des populations terrorisées une dictature religieuse inqualifiable.

Ni clandestin, ni immigré, ni sans-papier, ni terroriste, le petit Aylan était juste un enfant victime d’un terrible exode que nous refusons de qualifier tant nous nous révélons désorganisés, passifs et sidérés face à un tel déchaînement.

Je reste persuadé que la question n’est plus de savoir s’il faudra aller combattre Daesch au sol mais quand et avec quelle coalition nous devrons aller défendre, les armes à la main, les valeurs qui ont fondées notre civilisation et rendre ainsi justice aux milliers de victimes de ces islamistes radicaux bourreaux de l’humanité.

D’ici là il est urgent, si nous ne voulons pas que des centaines d’autres corps d’enfants ne s’échouent sur le sable de la Méditerranée sous nos yeux impassibles, d’organiser la gestion de cet exode.

L’Europe pourrait prendre par exemple l’initiative de la création d’un corps de casques bleus, maritimes et terrestres chargé d’aider les pays confrontés à cet afflux de réfugiés à gérer de la façon la plus digne possible ces flux de population.