Je m’associe pleinement à l’interpellation officielle de Bruno Le Maire au Ministre français des affaires étrangères concernant les relations entre la France et le Royaume d’Arabie Saoudite. L’imminente exécution du jeune chiite Ali Mohammed al-Nimr, la situation générale des droits de l’homme dans le Royaume et le trouble qui entoure les liens potentiels entre le régime et certaines organisations islamistes l’imposent.

Question écrite

M. Bruno Le Maire appelle l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la décision du régime saoudien de mettre à mort et de crucifier le jeune chiite Ali Mohammed al-Nimr. Cette décision fait suite à une longue série d’exécutions et d’actes de violence contraires aux droits de l’homme. Elle se double également d’une politique répressive à l’égard des femmes et de leurs droits les plus élémentaires. Elle souligne une nouvelle fois les limites démocratiques du régime saoudien.

Sous l’autorité de l’actuel ministre des affaires étrangères et du développement international, la France a fait le choix d’un renforcement sans précédent de ses liens avec l’Arabie Saoudite. Elle en a fait un partenaire privilégié dans le Golfe et la région du Moyen-Orient. Bruno Le Maire s’interroge sur la pertinence de ces choix. Les suspicions de collusions entre l’Arabie Saoudite et des mouvements islamistes continuent par ailleurs à peser sur le régime saoudien.

Dans les circonstances actuelles où la France est la première cible du terrorisme islamiste, le gouvernement français ne peut accepter d’un de ses partenaires la moindre ambiguïté en la matière.

C’est pourquoi, Bruno Le Marie demande au ministre une nouvelle fois de réexaminer nos relations avec l’Arabie Saoudite, de clarifier les choix stratégiques faits par ses partenaires et de réévaluer les options stratégiques de la France dans la région.

Bruno Le Maire demande également d’intervenir auprès des autorités saoudiennes pour obtenir la grâce de M. Ali Mohammed al-Nimr.