La révision de la Constitution proposée par le Gouvernement en réponse aux actes terroristes du 13 novembre dernier vire au grotesque.
Le symbole d’une republique unie face aux jihadistes inscrivant dans un mouvement d’unité nationale des mesures fortes dans le marbre de la constitution s’est évaporé laissant place à de piètres manœuvres de communication pour rassembler derrière un texte une majorité qui a volé en éclat.

Aujourd’hui il n’est pas nécessaire de modifier la constitution car la loi permet déjà de déchoir de leur nationalité les naturalisés dangereux pour la patrie. Il suffit tout simplement d’adapter la loi !

L’Etat d’urgence n’a pas besoin d’être constitutionnalisé davantage pour s’appliquer.

Enfin notre pays ne peut, qu’elles que soient les horreurs commises par les terroristes, s’engager dans une logique folle de fabrication d’apatrides qui ouvre un peu plus la porte à la remise en cause du droit du sol auquel je suis très attaché.

Je ne voterai donc pas la révision de la constitution qui ne sert à rien si ce n’est mettre une loupe grossissante sur une forme insupportable d’impuissance politique.

Ce sujet a fait perdre beaucoup trop de temps à l’exécutif qui s’est affaiblit au fil de ses circonvolutions.

A mon sens il aurait été bien préférable que les efforts du Chef de l’état soient totalement concentrés à mobiliser la coalition mondiale promise. C’est aujourd’hui l’arme indispensable pour aller éradiquer au sol ceux qui constituent les sources pensantes et agissantes du terrorisme.